Tableau de compréhension de l’espace ©

ce qui est hors cadre

ce qu’elle permet

Parler des autres, de l’autre. Parler de soi. Au besoin, de sa perception des autres en tant que vécu personnel.
Il n’est pas possible, dans l’espace de supervision, de- remettre en cause une personne sur ce qu’elle EST.Ni insulte, ni remise en cause de l’autre, ni suspicion, ni accusation, ni menace.- Emettre des évaluations masquées. (se sentir harcelé, trahi, floué, provoqué etc. sont en fait des interprétations ou des jugements masqués sur nous-même ou les autres.) Sentir ses limites dans la relation, ses besoins propres et les nommer ou poser des demandes claires aux autres en fonction de cette écoute de soi.Se responsabiliser de son ressenti comme étant son fonctionnement propre, ce qui n’empêche pas d’identifier les déclencheurs et de poser des demandes aux autres et à soi-même pour les éviter autant que possible.
Il n’est pas possible de faire un débat, prendre la parole par défaut, en invalidant d’abord ce que l’autre a posé. De proposer son opinion comme supérieure. (Moi je crois que ce n’est pas vrai, je crois au contraire que… ou encore, tu te trompes, moi je sais que… et aussi : Non, en fait c’est …) Il est possible de sentir une émotion négative ou une idée même très différente et de la poser également.Elle a sa valeur propre et peut exister en tant que telle sans avoir besoin de se comparer. (ex : quand F dit que l’institution est maltraitante je me sens comme agacée, j’ai l’impression de faire bien mon travail, d’y mettre beaucoup de douceur, et j’ai besoin que ce soit reconnu.). Deux vérités cohabitent, l’une n’a pas besoin de prendre le dessus sur l’autre.
Il n’est pas possible d’invalider l’autre ou les autres par des réactions négatives à leurs propos, ni rictus, ni rire cynique ou moqueur, hochements de tête, regards entre participants etc. C’est un espace qui contient un véritable apprentissage de l’écoute. L’écoute de l’autre est proposée comme bienveillante, neutre et acceptant des idées autres que les siennes, une écoute qui peut devenir empathique et qui apprend à chacun à se déplacer pour développer une capacité de compréhension maximale des autres comme on aime soi-même être écouté et compris.
Prendre le superviseur pour un expert autre que dans une connaissance fine de ce qui fait la relation à soi et aux autres et lui demander de répondre à des questions de droit, de procédure, de clinique, de politique interne, et de conseiller des choix voir de les imposer pour mettre l’équipe d’accord. Le pouvoir de penser, comprendre, réaliser, expérimenter et savoir ne doit pas être confié au superviseur. Il est responsable de la sécurité et contenant mais c’est un espace libre, sans hiérarchie, sans commande. Cette liberté est donnée, elle implique que chacun se mette au travail, s’empare de l’espace de parole et construise l’espace.L’équipe peut demander à l’animateur de l’aider à trouver des intervenants, des textes etc.L’accompagnant peut proposer de partager un savoir, un concept, avec le groupe, au même titre que n’importe quel participant même s’il en connaît probablement d’avantage.L’accompagnant peut participer au groupe, s’il le fait et perçu de le faire dans une égalité de penser.
Prendre le superviseur pour un ami, le consulter entre les séances en aparté du groupe ou lui demander de prendre position dans un conflit. Avoir le confort d’une personne neutre, qui donne la même place à chacun, protège chaque personne avec la même implication et ne créé aucun privilège. Une personne qui n’a pas d’opinion mais qui est ouverte à la compréhension.
Utiliser l’espace pour se liguer contre un conseil d’administration, un directeur, un chef de service, un collègue, un administré résident ou tout autre personne. Il est possible d’évoquer tout conflit, individuel ou collectif. L’intentionnalité sera de décharger le stress qu’il contient grâce à la parole mais aussi de comprendre ce qui se joue, de passer de victime à une égalité de considération.
De reparler de la supervision en dehors à une autre personne qu’au superviseur. Même par bienveillance pour aider un collègue sur ce qu’il a dit (sauf engagement contraire pendant la séance). Il est bien courrant que les idées germes, les besoins de paroles apparaissent juste après une séance. Il est possible de se décharger par écrit entre les séances et de venir ensuite avec cet écrit.
De se mettre dans une posture unique d’observation sur plusieurs séances ou d’avoir une demande de consommation des séances en demandant un animateur qui forme, informe ou divertisse et créé son espace d’animateur avec son contenu et de se mettre dans l’attente, la distance ou l’absorption. L’équipe bénéficie d’une grande liberté pour construire cet espace. Chacun peut découvrir combien il sait par lui-même et grâce au partage et aux échanges. C’est un lieu sans programme, sans hiérarchie, ouvert, disponible. C’est un espace à investir à sa façon avec son style avec pour seule contrainte le cadre qui garantie la sécurité.
De partir du principe qu’il faut uniquement parler des difficultés. Parler du travail des autres. Dérouler une réflexivité de recherche sur ses actes propres.Valoriser ses actions, sentir que l’on est son meilleur allié pour être valorisé, sentir sa bonne humeur et rire, son désir, son humour et sa satisfaction d’un travail bien fait sont aussi des moments de supervision.
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